Musée et collections

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Le passé historique, économique et culturel d’une cité laisse des traces matérielles ou documentaires désignées sous le terme générique de « Patrimoine ». De la préhistoire à la création contemporaine, en passant par les témoignages ethnographiques et industriels, la notion même de patrimoine a tendance, depuis une quarantaine d’années, à accroître considérablement son champs d’action. Cette prise de conscience a fait émerger la volonté de conserver les maillons les plus représentatifs de ce riche passé, qu’ils soient archéologiques, monumentaux ou industriels.

L’ouverture du Musée du Papier, sur le site des anciennes Papeteries Bardou-Le Nil, l’un des plus beaux et des plus riches de la ville d’Angoulême, témoigne de cette volonté. Dès 1970 déjà, le musée d’Angoulême, avec l’aide du Syndicat des fabricants de papier et carton de la Charente, avait fait l’acquisition d’une collection sur le papier et la papeterie charentaise réunie par Henri Lacombe, maître papetier et érudit. Mais le projet n’a véritablement débuté qu’en 1979 lorsque, quelques années après la fermeture des Papeteries Bardou, la ville d’Angoulême a acquis la totalité des bâtiments industriels pour y créer un important complexe socio-culturel : la Maison des Syndicats et des Associations a ouvert ses portes en 1983, puis en 1988, à quelques mois d’intervalle, l’École régionale des Beaux-Arts – aujourd’hui École européenne supérieure de l’Image (EESI) – et le Musée du Papier.

111102-64Depuis lors, le Musée du Papier présente au public ses collections, faisant découvrir ce témoignage du riche passé de l’industrie papetière en Charente.